« La cave » de Thomas BERNHARD, mise en scène d’Isabelle LUCCIONI, théâtre du Hangar, le 22 avril 2022.

« La cave » de Thomas BERNHARD, une adaptation d’Isabelle LUCCIONI (Cie Oui Bizarre) et Jean-Marie CHAMPAGNE, une interprétation de Jean-Marie CHAMPAGNE sur une musique d’Auguste HARLÉ. Mise en scène d’Isabelle LUCCIONI, lumière et son d’Amandine GEROME.

Cet enregistrement a été réalisé le 22 avril 2022 au théâtre du Hangar à Toulouse.

NB : Cette captation ne révèle que la dimension sonore de la pièce ; c’est pourquoi nous vous invitons à assister à une prochaine représentation lorsque « La cave » sera à nouveau programmée.

« Partir dans la direction opposée » à celle qu’il a prise, comme chaque jour pour se rendre au lycée, voilà ce que décide soudain Thomas Bernhard à 15 ans. Ce demi-tour décidera de toute sa vie. Il ne le regrettera jamais. Pourtant les conditions sont dures dans la cave de M Podlaha, le magasin d’alimentation où il a trouvé une place d’apprenti. Aucun travail ne le rebute. Et quelle clientèle ! Dans ce quartier que la ville tient à l’écart, c’est la misère, l’ivrognerie, le crime, le suicide.
Dans ce style bien particulier où la répétition de mots, de groupes de mots, développe comme un thème musical une pensée à la fois obsédée et obsédante, Thomas Bernhard raconte son adolescence, les siens, entassés à neuf dans trois pièces, et son goût pour la musique.

L’écriture romanesque de Thomas Bernhard dépasse de loin la qualité des œuvres dramatiques. On y entend la folie du rythme, le souffle de l’écriture qui lui est si propre, et la démesure. LA CAVE fait partie des cinq œuvres de jeunesse autobiographiques avec, UN ENFANT, LE SOUFFLE, L’ORIGINE et LE FROID. C’est un recueil qui m’a beaucoup marquée, depuis longtemps. Certaines phrases résonnent en moi et sont la source même de mon inspiration, dans mon travail de metteure en scène. Le plus fort et le plus frappant, est de savoir que cette phrase leitmotiv « Aller dans le sens opposé », qui ouvre le texte LA CAVE, est l’énergie de toute sa vie de créateur. Bernhard déroule une phrase infinie dans tous ses romans. C’est une colère salvatrice, qui régit toute son œuvre. – Isabelle Luccioni

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