« La fin de l’été » – Fiction radiophonique (2020)

Cette fiction radiophonique est une adaptation de la pièce éponyme écrite par Françoise LONGEARD qui fut jouée à Toulouse en 2018.

Résumé

Jill et Luce sont femmes ; Jill et Luce sont filles, elles sont sœurs.

En ce 10 septembre, quelques jours à peine après la mort de leur mère, les voilà seules dans la maison familiale.

Pour Jill et Luce, cette « fin de l’été » est, d’abord, la disparition sidérante de l’enfance; une enfance éclairée par la présence aimante et créative d’un père, assombrie par la froideur d’une mère, hantée par la disparition d’un frère aîné.

Malgré leur histoire commune et leur tendresse partagée, Jill et Luce ont engagé leurs vies sur des voies radicalement différentes. 

C’est parce qu’elle croit en « l’humain » que Luce trouve la force de ses combats et de ses révoltes…

Pour Jill, au contraire, seul le monde animal, et particulièrement celui des oiseaux, semble digne d’attention et porteur d’enseignement…

« La fin de l’été » sera donc, pour les deux sœurs, le moment éprouvant d’une confrontation, celle de leurs façons respectives de vouloir ou de pouvoir « être au monde ».

Mais, grâce à l’amour indéfectible qu’elles se portent, la fin de l’été deviendra, pour chacune d’entre elles, le début d’une nouvelle saison, à la fois plus nuancée et plus assumée.

Avec Dominique BRU (Jill), Françoise LONGEARD (Luce), Anne BOURGÈS (la voix de Maman, direction d’actrices), Jean MENDEZ (guitares électrique et acoustique), Hélène HIQUILY (voix off).

Réalisation Luis MENDEZ

Jean Mendez
Luis Mendez

http://memaudio.fr/

« JOB, l’utopie à l’épreuve du réel », table ronde du 24 juin 2022, Espace JOB à Toulouse.

Cette troisième et dernière table ronde autour du collectif JOB s’inscrit dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans du collectif JOB. Elle a eu lieu au cours des « Fêtes de la place JOB renouvelle ses vœux » qui se sont déroulées du 21 eu 25 juin 2022.

« Espace JOB, l’utopie à l’épreuve du réel »

Le collectif depuis sa création :

  • La programmation et l’animation,
  • Le retour des luttes,
  • L’avenir du collectif.

Avec la participation de Denise CALAMY (membre du collectif), Thomas BUNEL (Président du comité du quartier des sept deniers), Stéphane GAUTHIER (Membre de Le vent se lève à JOB), Clémence GRANIER (salariée du collectif) et Martin CATHERINE (régisseur de l’Espace JOB).

La table ronde était animée par la journaliste Laetitia DELHON ; Luis MENDEZ, de Mém’Audio était à la prise de son.

http://www.collectif-job.com/

Pour écouter les précédentes tables rondes, voici les liens ci-dessous :

http://memaudio.fr/2021/10/11/job-histoire-papetiere-et-epopee-ouvriere-table-ronde-du-3-octobre-2021-a-lespace-job/

http://memaudio.fr/2022/03/28/la-creation-du-collectif-job-table-ronde-du-20-mars-2022-espace-job-a-toulouse/

« Fréquence Du Spectre » par Mika Pagnat.

À ma source s’inscrit une pratique de la photographie ; tout a commencé lorsque mon bras s’est avéré assez musclé pour tenir le Canon AE1 de mon père.

Puis mon bras est parti à la conquête d’autres espaces, répondant à un besoin plus pragmatique. Les montages vidéo sont arrivés lors des premières injonctions à rester cloitrés chez nous, enfermés. Le retour à l’essentiel s’est imposé. J’ai alors proposé un atelier de création de vidéos en réseau ; collectant les productions individuelles reçues, je formais un récit collectif, une forme commune pour maintenir le lien, pour que l’on continue à rêver ensemble. 

J’aime aussi la force du verbe, de la voix qui le porte, les écritures et lectures singulièrement multiples.

Mon corps, soutenant (bien sûr) ces expériences sensorielles, parfois se présente et s’expose les pieds au plancher, fébrile mais vivant au regard du public.

Obsessionnel, Vivant et Non Identifiable,

ici et ailleurs,

je tente d’écrire des histoires qui pourraient ressembler à la mienne, par endroit, et à la vôtre par d’autres.

Créer, diffuser et laisser infuser.

Mika PAGNAT

« C’est ta vie mais c’est surtout celle des autres », par Alice Needle, Cave Poésie, le 11 juin 2022, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles.

« C’est ta vie mais c’est surtout celle des autres »

NB : Certains passages et/ou termes de cette lecture pourrait heurter la sensibilité des certaines personnes. De ce fait, l’écoute de cet enregistrement est déconseillée à ces personnes, notamment les enfants.

Une lecture d’Alice Needle présentée par Antonin Paris et Opale-Abbygaïl Poleya, à la Cave Poésie René Gouzenne, le 11 juin 2002, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles.

Performance sur un parcours trans, autour d’un texte de Laurène Marx. « La leçon de ce soir est : sois ce que les autres veulent que tu sois. T’auras bien le temps de te souvenir de qui tu es plus tard. », étape de création.

https://raisons-sensibles.net/

http://www.cave-poesie.com/

« Maisons hantées; un travail interminable », performance de Kai Pfeiffer, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles à Toulouse, le 3 juin 2022.

Cet enregistrement a été réalisé au Ring-scène périphérique le 3 juin 2022.

Chez moi ! Et chez toi : Rien de neuf. Chaque maison s’érige sur terrain ancien. Qu’est-ce qui vous habite ? Au lit et au bureau, agité, endormi, dans l’air, par terre. Il pense : Je me souviens de mes fièvres d’enfance. Il cherche : Sa mémoire. Images impossibles d’une terreur abstraite meublent maisons connues ou croisées. Leurs esprits immobiles prennent possession de lui, rendu entité communicative. Quelque chose à dire, quelque chose à dessiner. L’auteur murmurant, il entend les voix de ceux qui sont restés et de ceux qui vont venir, projette des visions issues de leur roman graphique en cours. Une lecture spéculative de Kai Pfeiffer, auto-accompagné par son système modulaire d’un paysage sonore douteux, peuplé par sa voix multiple et les bruits d’une maison au bord du chant.

Nous vous invitons à visionner le diaporama de Kai Pfeiffer pendant l’écoute

https://raisons-sensibles.net/

https://www.ringsceneperipherique.com/

« Fétiche Blues », performance collective, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles à Toulouse, le 6 juin 2022.

Cet enregistrement a été réalisé au Ring-scène périphérique le 6 juin 2022.

« Tout le monde se discipline à servir la ‟ belle machine ” créer d’la valeur abstraite sous forme de bombes ou de chaussettes ». Que fait la poésie à la pensée ? Que fait la chanson à la théorie ? Que fait le cabaret à la critique ? Le cabaret s’empare du monde, décortique son essence-catastrophe, et tente d’aller voir derrière l’image-fétiche autonomisée. Ce cabaret est une tentative de dialogue entre la théorie critique du fétichisme de la marchandise et la chanson métèque (sans origine contrôlée). Avec la participation de Karl Marx, Roswitha Scholz, Robert Kurz, Guy Debord et aussi Ioanes Vogele, chanteur-traducteur ; les actoricesrenversatorices: Roxane Borgna, Olivier Deprez, Lou Durand, Sylvan Hecht, Virgile Simon, Yaouenn Tenin ; les collaborateurs désirés, regards complices & affinités de Martin Marques & Antoine Wellens ; sur des gravures d’Olivier Deprez et des dessins graphiques d’Acid Prod.

NB: au cours de cet enregistrement, vous entendrez les pas de personnes traversant l’espace sonore; il s’agit de membres du collectif qui, tout au long de la performance, déposaient des feuillets représentants des lettres pour constituer des mots, des phrases (voir photo ci-dessous).

https://raisons-sensibles.net/

https://www.ringsceneperipherique.com/

« Poésie sonore » par Maxime Crouchez et Philippe-Antoine Gohard, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles, à Toulouse, le 9 juin 2022.

Cet enregistrement a été réalisé à la Cave Poésie René Gouzenne le 9 juin 2022.

Réunis autour d’un projet de création de poésie sonore, Maxime Crouchez au texte, et Philippe-Antoine Gohard à la musique, s’exercent à la critique de la modernité par la performance poétique. Portés par des lectures d’auteurs et d’autrices, tel qu’Hannah Arendt, Michel Foucault, Kae Tempest, influencés par des recherches et expérimentations sonores, le duo construit un spectacle volatile, vindicatif, chaotique et explosif dans la rencontre de la pensée digérée de ces auteurs et de sa sensibilité face à l’ère moderne. Dans ce spectacle, se côtoient dans un esprit de chantier ouvert, atmosphères ambivalentes, joutes verbales, harmonies dévoyées, phrases hachées, sursauts polyrythmiques, tâches syllabiques, boucles éphémères et poésie aléatoire. Ce premier spectacle du duo est inspiré entre autres de la poésie action théorisée par Serge Pey, par les performances poétiques de Charles Pennequin, par les productions du label Dur et Doux et par la scène avant-garde… Il invite le spectateur à entrer dans différents mondes portés par la cohabitation fluctuante entre co et déconnexion du texte et du son.

https://raisons-sensibles.net/

http://www.cave-poesie.com/

« Café philosophique » à l’Escabel, dans le cadre des Rencontres Raisons Sensibles, Toulouse, le 2 juin 2022.

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Un philosophe, Benoît Bohy-Bunel et une comédienne metteuse en scène, Roxane Borgna, partagent leur dialogue entre théâtre et philosophie. Une lecture de « La naissance » extraite de Condition Humaine de Hannah Arendt, lance la réflexion et les échanges.

Avec la participation du  Goethe institut de Toulouse.

Vous pourrez également apprécier l’espace sonore du café associatif l’Escabel, situé au n° 36 rue Gatien Arnoult à Toulouse

http://benoitbohybunel.over-blog.com/

http://www.roxaneborgna.com/

Goethe-Institut Toulouse 

https://www.lescabel.fr/

https://raisons-sensibles.net/

« Refaire la France, le Conseil National de la Résistance », par Jean-Marie GUILLON.

Cette conférence de Jean-Marie-GUILLON fut donnée le 25 mai 2022 au Musée de la Résistance et de la Déportation de Haute-Garonne à Toulouse. La rencontre était animée par Antoine GRANDE, directeur du musée.

Jean-Marie Guillon est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille, spécialiste de la France des années 1940. Il a fait partie du conseil scientifique du musée lors de sa réouverture en 2020.

Le 27 mai 1943, le Conseil national de la Résistance se réunit pour la première fois. Il rassemble dans le plus grand secret, les représentants des mouvements et des réseaux, des syndicats et des partis politiques clandestins, réaffirmant ainsi les valeurs progressistes, universelles et démocratique de la Résistance dans une France occupée et un état collaborationniste. Ils planifient notamment la reconstruction du pays. Fruit d’âpres négociations, cette série de mesures trace les contours d’une société républicaine, démocratique et humaniste.

https://www.archives13.fr/documents-du-mois/document-quand-l-historien-rassemble-des-archives-le-fonds-jean-marie-guillon-j-5/n:269

http://musee-resistance.haute-garonne.fr/fr/index.html

« La cave » de Thomas BERNHARD, mise en scène d’Isabelle LUCCIONI, théâtre du Hangar, le 22 avril 2022.

« La cave » de Thomas BERNHARD, une adaptation d’Isabelle LUCCIONI (Cie Oui Bizarre) et Jean-Marie CHAMPAGNE, une interprétation de Jean-Marie CHAMPAGNE sur une musique d’Auguste HARLÉ. Mise en scène d’Isabelle LUCCIONI, lumière et son d’Amandine GEROME.

Cet enregistrement a été réalisé le 22 avril 2022 au théâtre du Hangar à Toulouse.

NB : Cette captation ne révèle que la dimension sonore de la pièce ; c’est pourquoi nous vous invitons à assister à une prochaine représentation lorsque « La cave » sera à nouveau programmée.

« Partir dans la direction opposée » à celle qu’il a prise, comme chaque jour pour se rendre au lycée, voilà ce que décide soudain Thomas Bernhard à 15 ans. Ce demi-tour décidera de toute sa vie. Il ne le regrettera jamais. Pourtant les conditions sont dures dans la cave de M Podlaha, le magasin d’alimentation où il a trouvé une place d’apprenti. Aucun travail ne le rebute. Et quelle clientèle ! Dans ce quartier que la ville tient à l’écart, c’est la misère, l’ivrognerie, le crime, le suicide.
Dans ce style bien particulier où la répétition de mots, de groupes de mots, développe comme un thème musical une pensée à la fois obsédée et obsédante, Thomas Bernhard raconte son adolescence, les siens, entassés à neuf dans trois pièces, et son goût pour la musique.

L’écriture romanesque de Thomas Bernhard dépasse de loin la qualité des œuvres dramatiques. On y entend la folie du rythme, le souffle de l’écriture qui lui est si propre, et la démesure. LA CAVE fait partie des cinq œuvres de jeunesse autobiographiques avec, UN ENFANT, LE SOUFFLE, L’ORIGINE et LE FROID. C’est un recueil qui m’a beaucoup marquée, depuis longtemps. Certaines phrases résonnent en moi et sont la source même de mon inspiration, dans mon travail de metteure en scène. Le plus fort et le plus frappant, est de savoir que cette phrase leitmotiv « Aller dans le sens opposé », qui ouvre le texte LA CAVE, est l’énergie de toute sa vie de créateur. Bernhard déroule une phrase infinie dans tous ses romans. C’est une colère salvatrice, qui régit toute son œuvre. – Isabelle Luccioni

https://www.facebook.com/CieOuiBizarre/

https://www.lehangar.org/